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Pour la Déesse que cette Godborn est devenue après avoir atteint l'apothéose, voir Sybil

Professeur de physique reconnue à l’université d’Harvard, dans le Massachusetts aux Etats-Unis, Sybil McConnell est ce qu’on peut appeler un génie scientifique. Le poste qu’elle occupe malgré son jeune âge en étant la première preuve, c’est aussi grâce à spécialisation en climatologie, pensée avant-gardiste dans les années 1980 qu’elle fut recrutée au sein de la prestigieuse équipe de recherche du Titanic menée par Robert Baillard en 1985.

Si le poids scientifique de Sybil justifiait à lui seul cette participation, les motivations de cette dernière avaient une source beaucoup plus personnelle. En effet, l’histoire familiale de la jeune femme est étroitement liée à l’épave du paquebot puisque c’est en tant que rescapée miraculeuse du naufrage de celui-ci, que sa grand-mère irlandaise débarqua en Amérique en Avril 1912.
Peu liée à sa mère qui l’eue pourtant avec le dieu celte Dian Cecht, l’enfance de Sybil fut surtout bercée de légendes et d’histoires au sujet de l’épave et c’est une véritable fascination qui se développa pour cette dernière et ses supposés trésors. Muée par une ambition indescriptible, Sybil fit alors de cette recherche l’œuvre de sa vie, négligeant tout parcours social et personnel au profit d’années d’études et de recherches. Lorsqu’elle intégra l’équipe de Robert BAILLARD et qu’elle participa à la découverte du Titanic en Septembre 1985, on aurait pu penser qu’elle ressentirait cela comme un véritable accomplissement.

Cependant, et contre toute attente, l’épave engloutie révélée eut un effet tout autre : ne se trouvant que face à une carcasse de tôles éventrée et rongée par l’océan au fil des années, Sybil fut désemparée. Son obstination pendant l’expédition coûta par ailleurs la vie à un explorateur trop impressionnable qui s’aventura un peu trop loin et se retrouva écrasé sous un amas de poutres métalliques. Cerise sur le gâteau, la mort de sa grand-mère pendant son voyage alors qu’elle était injoignable, pesa d’autant plus sur la désillusion.
Privée de repères, mortifiée par la réalité de ses ambitions, la jeune femme s’enferma dans une lente dépression. Alcool et tabac firent leur apparition dans la vie auparavant épurée de la scientifique et c’est seulement grâce à son intelligence hors du commun qu’elle put rester à Harvard pour enseigner, ses cours prenant néanmoins une tournure aigre et cynique.

« Les obstacles sont ces choses que nous voyons lorsque nous perdons l’objectif de vue » - Henri Ford